Tu vois, j'ai arrêté d'écrire pour une période plus ou moins longue. Imagine juste un bar à putes, je faisait partie plus ou moins intégrante de celui-ci. Tu vois, le vieillard prostré sur sa chaise, il avait la pellicule de souvenirs qui défilait, les yeux rongés par le sel, et les humeurs noyés au fond du verre. J'étais un peu lui. Il y a aussi la prostitué de la 26 ème rues, elle achevait son histoire méconnue au fond du bar glauque. La seule chose qui pouvait la définir était les bouteilles de whisky, les fins de cigarettes et le regard terne. C'était pas la "lumière" de Paulo Coelho, ni la fille de Venise. Non, c était une paire de poumon carbonisés, un oesophage pourrie, un appareil vaginal et un coeur réparé au formol. C'était un peu ça mon laconisme passagé. Je vivais au bar des putes, où les histoires se racontent sur une chanson de Ferré. Une seule en particulier. C'est le néant faussement créatif. C'était aussi la phrase qui définit la frustration du poivrot du bistrot. Ou c'était ma répugnante arrogance à ne vouloir plus de rien. Comme une enfant trop gaté. C'était l'auto critique non constructive. C'était le mandat d'arrêt. Je suis mon propre bourreau, mon seul esclave. Je suis une dictatrice, une anarchiste. Je suis le tout et le rien à la fois. Je suis qu'un putain de paradoxe, d'une incohérence fulgurante qui détruit et reconstruit chaque jours à sa manière. Mes chers amis, la signature, n'est pas en bas de la page. Vous ne trouverez rien, car tout continue. A l'apogée de la métamorphose.
Un jour, j'arriverais à te dire que je t'aime, j'arriverais à écrire sur vous.
S. Me sauve, mais ais-je vraiment besoin d'être sauvée?
Je ne sais pas, je m'en fous.
Je te dis aujourd'hui que je te fais confiance.
Ne soit pas brute.
Je t'aime.
"C'était mieux que tout, mieux que la drogue, mieux que l'héro, mieux que la dope, coke, crack, fitj, joint, shit, shoot, snif, pét', ganja, marie-jeanne, cannabis, beuh, péyotl, buvard, acide, LSD, extasy.
Mieux que le sexe, mieux que la fellation, soixante-neuf, partouze, masturbation, tantrisme, kama-sutra, brouette thaïlandaise.
Mieux que le Nutella au beurre de cacahuète et le milk-shake banane.
Mieux que toutes les trilogies de George Lucas, l'intégrale des muppets-show, la fin de 2001.
Mieux que le déhanché d'Emma Peel, Marilyn, la schtroumpfette, Lara Croft, Naomi Campbell et le grain de beauté de Cindy Crawford.
Mieux que la face B d'Abbey Road, les solos d'Hendrix, le petit pas de Neil Armstrong sur la lune. Le space-mountain, la ronde du Père-Noël, la fortune de Bill Gates, les transes du dalaï-lama, les NDE, la résurrection de Lazare, toutes les piquouzes de testostérone de Schwarzy, le collagène dans les lèvres de Pamela Anderson.
Mieux que Woodstock et les rave-party les plus orgasmiques. Mieux que la défonce de Sade, Rimbaud, Morisson et Castaneda.
Mieux que la liberté.
Mieux que la vie..."